Partager l'article ! Les malheurs de Dolly: Vous n'avez jamais eu de chance avec les transports, quels qu’ils soient. Déjà toute petite, lors de longs trajets en ...
Vous n'avez jamais eu de chance avec les transports, quels qu’ils soient. Déjà toute petite, lors de longs trajets en voiture, vous obligiez régulièrement vos parents à s'arrêter sur le bord de la route afin de revoir le contenu de votre petit déjeuner. Votre estomac dansait le tango et vous a laissé des souvenirs impérissables. Hélas, même si avec le temps vos intestins ont pris du poil de la bête et tiennent maintenant la distance, à présent ce sont les transports en commun qui se liguent contre vous. Vous ne comptez plus les retards et autres anecdotes en tout genre dont vous pourriez remplir un livre.
Mais avant toute chose, vous tenez à rendre hommage à la société de train française (que vous ne nommerez par respect), à la qualité des services rendus et à sa ponctualité remarquable. Vous n'oubliez pas non plus de saluer sa faculté à laisser les voyageurs dans un flou artistique lorsque leur train s'arrête au milieu de la campagne désertique pendant de longues minutes, et vous comprenez pourquoi c'est à eux de vous faire préférer le train.
Bien entendu, de nombreuses fois, ce n’est pas elle la responsable de tous vos malheurs dans les transports. Vous pouvez d’ailleurs les énumérer (vous n’êtes pas prêt de les oublier): jet de cailloux sur des trains près de Paris (1h de retard), fausse alerte à la bombe (3h de retard, si vous mettiez la main sur le responsable, il passerait un sale quart d'heure), rupture de caténaire (1h30 de retard), incendie à proximité des voies (45 minutes de retard), aucune idée de ce qui s'est passé (mis bout à bout 3 ou 4 semaines de retard). La liste n’est pas exhaustive et pourrait s’allonger dans quelques temps…
Le fin du fin, c'est tout de même lorsque vous débarquez un matin à la gare et que votre train n'est pas affiché. Vous regardez 3 ou 4 fois le panneau d’affichage, des fois que vos yeux vous fassent défaut, vous vérifiez frénétiquement votre fiche horaire où il est pourtant bien inscrit et vous restez quelques secondes perplexe avant que l’agacement ne trace son chemin. Un peu énervée, vous vous dirigez vers un contrôleur sur le quai, lui expliquez le problème en essayant de garder votre calme, surtout quand il vous dit de vous référer au petit "1" situé sous le numéro de votre train, que vous avez regardé, que ce fichu train est censé circuler jusqu'au 20 septembre, qu'aujourd'hui c'est le 15 et que donc forcément il devrait être à quai, attendant sagement que vous montiez dedans. Le contrôleur ne comprend pas, ce doit être une erreur, ce train est parti plus tôt. Formidable, vous vous dites! Bien sûr, comme vous n'avez qu'un malheureux billet de ter, vous n'avez pas le droit de prendre le tgv qui part dans 5 minutes et passe par votre destination, même si la distance est la même, non vous devez attendre dans le froid, en colère, pendant 20 minutes, le prochain ter, et vous allez être en retard à votre rendez-vous.
Malheureusement pour vous (et pour les gens qui ont la mauvaise idée de voyager en même temps que vous), il n'y a pas qu'avec les trains que vous avez la poisse. L'avion aussi se joue de vous. Pourtant vous ne le prenez pas souvent, vous en avez peur, mais malgré le peu de fois où vous montez à bord, il arrive quand même à se moquer de vous. Vous avez pris un risque, il faut bien le dire, vous êtes partie en Guadeloupe en plein pendant les grèves du début d'année, et vous auriez compris si ces grèves vous avez empêchée de rentrer chez vous (mais ça ne vous stressait pas plus que ça, il y a bien pire que d'être coincée sous les cocotiers à 27 °c en plein milieu du mois de février, non ?). Mais non, c'est la neige qui vous a retardé d'une heure à l'aller (chose curieuse, les passagers étaient tous à l’heure mais pas l’équipage, mais par où est-il donc venu ??) et une tempête en France qui vous a immobilisée à l'aéroport au retour pendant 3 bonnes heures!
Encore s’il n’y avait que les retards… Vous avez mieux en stock. Retour de vacances en Espagne, tout se passe bien, correspondance à l’heure, atterrissage à la seconde, vous n’en revenez pas vous-même. La malédiction aurait-elle fait ses valises ? Vous y étiez presque… et pourtant, arrivée à la réception des bagages, tout s’écroule. Grève inopinée des bagagistes, qui commence juste avec votre avion, pour cause de non protection contre la grippe A. Bien que reconnaissant la légitimité de leur demande, vous vous dites quand même qu’ils auraient pu attendre l’avion suivant. Vous êtes stressée, énervée, vous avez encore un train à prendre pour arriver chez vous, et si vous le loupez, vous êtes condamnée à squatter un banc de la gare jusqu’au lendemain (vous vivez dans un bled très mal desservi). Vous n’avez plus le choix, au bout d’une heure d’attente, vous laissez vos coordonnées au service des bagages de l’aéroport pour vous faire livrer chez vous votre sac à dos (non sans avoir invectivé le préposé au passage) et vous croisez les doigts toute la semaine suivante (vous avez des crampes à force). En plus, toutes les choses nécessaires à votre survie (brosse à cheveux et à dents, maquillage, bijoux, petites culottes,…) sont restées dans votre sac, ainsi que tout ce que vous avez acheté pendant votre voyage (et vous avez dépensé une petite fortune en choses que vous n’utiliserez jamais). Mais votre sac chéri fini quand même par vous être rendu, vous rendez grâce au service Chronopost.
Quand vous dites que vous êtes maudite avec les transports, vous ne mentez vraiment pas !
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