Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 18:19

Ce matin, pourtant comme les autres, attablée devant votre bol de céréales, vous avez pris une grande décision : vous allez perdre vos kilos superflus. Oui, vous allez faire un régime et retrouver cette silhouette que vous arboriez quand vous aviez quinze ans. Le mot « régime » est lancé, comme une meute de chiens aux trousses du facteur, et vous êtes remontée à bloc. Votre déclic, il s’est produit la veille, pendant les soldes d’hiver, dont vous vouliez profiter avec une amie. Vous avez véritablement pris conscience du problème lors de l’essayage. Fatale erreur de votre part. Vous aviez déjà constaté que vous étiez joyeusement passé du 38 fillette au 42 plus large, mais sans pour autant que cela vous alarme. Les kilos en trop se sont installés petit à petit, insidieusement. Mais quoi, beaucoup de femmes font du 40/42, non ? Oui, mais voilà, sans vous en rendre vraiment compte, vous avez continué votre voyage vers le pays des grandes tailles, achetant désormais du 44, et hier, goutte d’eau qui fait déborder le vase (et votre pantalon), le 44 est devenu presque trop petit, vous amenant à flirter dangereusement avec le 46. Comble de l’horreur, vous êtes entrée de plein fouet dans votre pire cauchemar ! Et c’est à ce moment-là, en regardant la taille fine et svelte de votre amie, que vous vous êtes demandée comment vous en étiez arrivée là et jusqu’où vous alliez vous laisser aller ? Alors vous avez pris cette grande résolution et vous vous y tiendrez. Vous vous faites le serment de rentrer à nouveau vos fesses potelées dans un 38.

 

Vous mangez sainement, et moins, fruits, légumes, produits à 0% de matières grasses, jus sans sucres ajoutées, féculents en petites quantités, et surtout, vous bannissez vos pires ennemis : chocolat et crème glacée. Désormais, vous allez prendre soin de votre corps. Et bien sûr, vous allez vous mettre au sport. Pour commencer, vous vous organisez une petite excursion dans votre magasin de sport le plus proche de chez vous, et vous découvrez un nouveau monde : celui de l’effort et de la sueur, des baskets, d’engins aérodynamiques de haute technologie (ça a été créé dans les labos de la NASA ?) et de torture, et de pantalons de jogging de toutes les couleurs. Vous en ressortez avec deux petites altères de 2 kg (chacune !) orange criard (quoi de mieux que la gym à la maison, devant la télévision ? ça va vous motiver à coup sûr) et un jogging dans lequel vous avez réussi à entrer non sans mal. Vous commencez votre programme intensif de remise en forme.

 

Vous y mettez toute votre bonne volonté. Vous vous cuisinez des plats faits maison (à bas les plats tout préparés baignant dans la graisse et saturés de sel), essayez d’atteindre votre quota de 5 fruits et légumes par jour, et éliminez toute trace de produits sucrés de votre placard (un véritable génocide). Vous finissez même par vous inscrire à un cours de fitness, malgré le prix exorbitant et dissuasif, parce que la gym toute seule, finalement ça n’a rien de très amusant. Vous y allez deux fois par semaine, et aussi bizarre que ça vous paraisse, vous aimez ça. Vous avez acquis ce qui se fait de mieux en matière de pèse-personne, le top du top de la balance, pour mesurer vos progrès. Vous tentez de ne pas vous décourager lorsque votre balance indique un kilo de plus malgré tous vos efforts, vous êtes convaincue qu’elle a un défaut de fabrication. En revanche, lorsqu’elle vous annonce triomphalement que vous avez deux kilos de moins depuis la dernière fois, elle devient votre amie et vous la chérissez.

 

Les mois passent, qu’en est-il de votre silhouette ? Vous avez réussi, vous avez perdu 15 kilos en 6 mois, et vous en êtes fière. Vous avez atteint un poids où vous ne perdez plus, peut-être est-ce votre poids idéal. Vous rentrez vos fesses plus si potelées que ça dans votre nouveau jean taille 38, ravie de votre succès. Votre abonnement à la salle de gym est arrivé à son terme et vous ne l'avez pas renouvelé. Mais les mois passent, vous ne vous pesez plus aussi souvent, et lorsque vous recommencez, vous avez repris 4 kilos. Vous recommencez à vous restreindre et à faire attention. Vous prenez même des pilules brûle graisse pour vous donner un coup de main, vous n'y allez pas de main morte avec les crèmes remodelantes et vous mangez de moins en moins. Félicitations, vous venez d’entrer dans le cercle vicieux du diktat de la minceur et vous risquez d’y laisser votre peau…

Par Dolly
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 18:18

Votre quête d’appartement a continué, depuis votre première visite, et vous avez vu beaucoup de choses. La première agence s’était trompée, il y a des appartements qui correspondent à vos critères et à votre budget, mais vous le saviez. Plusieurs sont restés gravés dans votre mémoire, pas forcément de façon positive.

 

Au commencement il y eu celui qui était près de la gare, avec à votre droite, vue imprenable sur le chemin de fer, fonds sonore compris, et à votre gauche, panorama de choc sur la route nationale, bruitages inclus. Vous vous demandez ce qui serait le mieux, dormir dans la chambre face aux rails ou dans la cuisine au-dessus de la route. Vous êtes restée sans voix, vous imaginant au milieu d’un stock impressionnant de boules-quies et de somnifères... Vous avez passé votre tour.

 

Vous vous rappelez aussi de celui qui avait la douche dans la cuisine (c’est un concept). Prix imbattable, surface importante, beau volume ! Super, vous pourrez prendre votre douche en mangeant, à vous les gains de temps incroyables... L’agent immobilier vous a dit, avec un sourire, qu’il suffisait de monter un mur entre l’évier et la cabine de douche (c’est si simple), et là vous vous êtes vue, pleine de poussière, une truelle à la main, au milieu des briques et du ciment... Au suivant !

 

Ensuite vint le top du top : couleurs criardes sur les murs (bon il suffit d’une bonne couche de peinture pour effacer les dégâts), taille modeste (pour ne pas dire un peu petite) et surtout, le fin du fin, salle de bain et toilettes entièrement roses ! Oui, vous avez bien vu du rose partout, sol, murs, lavabo, baignoire, cuvette,...Vous vous croyez en plein dans la chanson d’Edith Piaf. Vous ne vous voyez pas refaire la salle de bain du sol au plafond, en passant par le milieu, et comme vous avez cessé de rêver de vivre dans le monde de Barbie depuis que vous avez dépassé la puberté, vous refermez la porte avant d’être prise de nausée. Aller, la suite...

 

Il y eu le taudis, à refaire du sol au plafond, en passant par toutes les pièces, un chantier digne d’une bonne entreprise de BTP. Certes, le prix bat tous les records, compte tenu de la surface. Mais comme vous n’êtes pas une entreprise de bâtiment à vous toute seule, et que vous n’êtes pas non plus millionnaire (vous en rêvez pourtant certains soirs, que la vie serait douce avec quelques milliers d’euros en poche...), vous vous sauvez en courant.

 

Pour terminer, vous évoquez avec un sourire cet appartement trop petit, peu fonctionnel, avec un bout de cuisine de 2 m² à moitié défoncé et la saleté indicible de son propriétaire. Sûr que ça ne donne pas envie, la vaisselle du petit déjeuner encore sur la table (forcément il n’y a plus de place dans l’évier), des vêtements jonchant le sol (tiens d’ailleurs, il est de quelle couleur ?), de la moisissure dans les recoins du carrelage de la salle de bain (beark), et d’autres petites choses qui traînent là où elles ne devraient pas. Et vous ne vous étendrez pas sur l’odeur... Vite, la sortie !

 

Voilà, vous avez eu un bon aperçu des goûts et des modes de vie de vos congénères, et ils vous laissent souvent un peu perplexe. Vous finissez par vous désespérer de trouver un appartement digne de ce nom, avec éventuellement juste un petit rafraîchissement des murs à faire. Votre ruée vers l’or continue...

Par Dolly
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 12:47

Vous cherchez l’appartement de vos rêves, ce petit bijoux de plâtre et de carrelage qui vous tapera dans l’œil au premier regard et vous donnera envie de rester pour toujours. Vous avez décidé d'acheter, pour avoir enfin votre chez-vous, percer des trous, casser des murs éventuellement, et surtout parce que vous souhaitez arrêter d’engraisser votre propriétaire. Acheter un bien immobilier est une sacrée entreprise et vous vous êtes lancée dans l’aventure en toute innocence. Vous avez longuement hésité entre les annonces de particulier, en journal ou sur internet (vive le progrès), et une bonne vieille agence immobilière. Comme vous pensez que ce sont dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, vous avez finalement opté pour la seconde solution. Cela vous parait bien plus pratique, ce sera l’agence qui fera tout le boulot à votre place et vous n’aurez qu’à la suivre. Vous prenez donc des rendez-vous avec plusieurs d’entre elles et attendez le jour J. Précisons avant de poursuivre que vous vivez à près de 300 kilomètres de votre futur lieu d’habitation (mutation prochaine), ce qui ne facilite évidemment pas les recherches.

 

Le jour fatidique arrive, vous vous présentez à votre premier rendez-vous, il fait beau et chaud, et comble du bonheur, vous ne vous êtes pas perdue en chemin dans cette ville que vous ne connaissez pas encore, ce qui est pourtant dans vos habitudes (votre sens de l’orientation est en congé maladie longue durée). Vous débarquez donc toute fébrile, vous entrez en souriant et prenez place en face de l’agent. Vous lui aviez annoncé votre budget au téléphone (assez limité il faut le dire, mais vous ne recherchez pas un palace non plus), ainsi que vos critères de recherche. Mais la voilà qui vous assène le 1er coup, pas fatal mais violent. En effet, vous vous entendez dire que vous ne trouverez jamais un appartement de la taille que vous souhaitez qui entre dans votre budget. Comment ? Vous avez mal entendu ! Non, apparemment vos oreilles fonctionnent correctement. Ce sont vos yeux, alors, qui doivent être en perte de vitesse, parce que vous en avez vus, vous, des appartements qui correspondaient sur internet (oui vous avez quand même regardé avant de prendre vos rendez-vous, c’est fou ce qu’on peut faire maintenant d’un seul clic). Vous seriez-vous trompée ? Auriez-vous besoin d’une autre paire de lunettes ? (vous en avez déjà une paire que vous ne mettez jamais parce que vous trouvez qu’elle ne vous va pas au teint) Un peu dépitée, vous la regardez sans répondre. Vous n’osez pas lui rétorquer qu’elle se trompe, car après tout vous n’en êtes plus si sûr vous-même, et en principe, elle doit connaître son métier et l’état du marché.

 

Elle a tout de même un appartement à vous faire visiter. Quoi, un seul ? Vous avez fait tout ce chemin, parcouru tous ces kilomètres pour voir un seul appartement ? Là, vous êtes franchement déçue. Vous la suivez quand même, peut-être que le 1er sera le bon… Finalement non, mais vous vous consolez en vous disant qu’il y a d’autres agences immobilières. Très désappointée, vous franchissez le seuil de l’agence en vous jurant bien qu’elle ne vous reverra jamais plus. Votre quête du graal ne fait que commencer...

Par Dolly
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 20:15

Vous voulez savoir comment obtenir satisfaction dans le monde du travail? Voilà tout ce que vous voulez savoir sur la façon de parvenir à vos fins à votre travail sans avoir jamais osé le demander. Sachez que votre employeur tremble lorsqu’il entend les mots « maladie », « dépression » ou encore « arrêt de travail ». Et il défaille totalement à la seule mention de l’inspection du travail. Alors qu’attendez-vous pour en profiter ?

Que vous soyez fonctionnaires ou assimilés (si vous êtes dans le privé, désolée, passez votre chemin, le risque de licenciement est trop important), voilà quelques éléments pour améliorer vos conditions de travail (non exhaustifs, et si vous avez d'autres trucs et astuces, n'hésitez pas à compléter ma liste):

 

En premier lieu, trouvez un médecin conciliant, ce n'est pas compliqué, allez juste chez votre médecin traitant, ça devrait passer. il vous fournira alors tous les arrêts maladie que vous désirez, sans vous ausculter (pas de perte de temps inutile) ni vous poser trop de question (à quoi ça sert?), à condition que vous lui régliez sa consultation (2 minutes à 22 euros, belle rentabilité tout de même). Jouez-là subtile, tirez sur la corde sensible, parlez de dépression et n'oubliez pas de verser votre petite larme, ça fait toujours son effet. Souvenez-vous quand même de demander à votre médecin de cocher la case d'autorisation de sortie, il serait dommage que vous ne profitiez pas du soleil pendant votre arrêt.

 

Une fois obtenu le précieux sésame, qui non seulement vous permettra de vous la couler douce quelques jours (et plus si affinité) dans votre canapé tout en percevant votre salaire (ou des indemnités journalières équivalentes, merci la sécu), mais vous ouvrira également les portes d'un monde totalement inconnu jusqu'alors: celui du bluff! (ça pourra même vous servir plus tard pour plumer vos partenaires de poker) n'oubliez pas bien sûr d'offrir une expression de circonstance à la vue de vos collègues et vos supérieurs lorsque vous apporterez votre arrêt de travail à votre employeur (ayez toujours de la crème solaire et un chapeau lorsque vous sortez, évidemment pas pendant les heures auxquelles on pourrait vous croisez, un visage trop bronzé pourrait éveiller les soupçons) et pensez encore une fois à la larme à l'œil, ça fait plus vrai. Et si vous envoyer votre arrêt au lieu de vous déplacer, c'est encore mieux.

 

Et sachez que ça marche! Hé oui, grâce à ce petit bout de papier, vous pourrez au choix:

 

- accélérer votre demande de mutation en arguant que vous êtes malheureux, que vos collègues sont odieux avec vous (bien que vous vous entendiez comme cochons) et votre chef tyrannique (même si elle n'a aucune autorité). Dites que vous êtes triste, à tendance suicidaire, et que vous ne supportez plus de rester là où vous êtes. Plus vous ferez dans le mélo, plus convaincant ça sera. C’est un véritable travail d'acteur. Certains ont la chance d'avoir un don inné pour la comédie, pour les autres prenez des cours si besoin et préparez soigneusement vos répliques. Il s'agit de faire dans le réalisme quand même.

 

- éviter une charge de travail trop lourde, en menaçant votre employeur de faire intervenir le CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail), la médecine de travail voir même l'inspection du travail si vous osez (et vous oserez), et de vous remettre en arrêt maladie dès que ça ne va pas, même si vous travaillez pendant seulement 20% de votre temps de présence. Et vous aurez même le privilège d'obtenir votre avancement et vos grades plus vite que vos collègues, ces idiots qui bossent pendant leur temps de travail sans aucune reconnaissance. Vous êtes bien plus malin que tout le monde, vous.

Si en plus vous avez l'audace de faire en sorte que votre chef, à qui vous plaisez, pas si secrètement que ça, vous défende becs et ongles quoi que vous fassiez, ou ne fassiez pas dans votre cas, là vous atteindrez des sommets et dépasserez votre maître. Mais cet exploit n'est pas à la portée de tout un chacun, croyez-le.

 

- profiter de votre temps de travail pour finir votre petit déjeuner (vous travaillez à plus de 5 minutes à pied de votre domicile, vous n'havez pas le temps de le prendre chez vous) et prendre une deuxième pause pour fumer votre cigarette (ce n'est quand même pas votre faute si vous n'avez plus le droit de fumer sur votre lieu de travail et que vous ne pouvez plus faire les deux en même temps. en plus, ça vous permet de vous aérez, et vous revenez gonflé à bloc à votre poste de travail). Si on ne vous accorde pas ces droits vitaux, vous pourrez alors menacer de vous servir de votre arrêt de travail. Hé oui, vous n'y aviez pas pensé, mais vous êtes le même agent qui a menacé de prévenir le CHSCT de vos ignobles conditions de travail, et vous êtes tout prêt à recommencer.

 

Maintenant que vous savez comment manipuler vos supérieurs hiérarchiques et en faire ce que vous voulez, à vous de jouer ! Et si, comme moi, vous faites partie de ces gens disciplinés qui font leur boulot pendant leurs heures de travail et ne prennent un arrêt maladie qu’à l’article de la mort, alors faites comme moi, écrivez des billets d’humeur sur votre blog ou le mien, ça vous réconfortera peut-être un peu…

Par Dolly
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 20:03

Vous vous levez un matin comme tous les autres, content d'aller à votre travail que vous appréciez. la journée commence bien, le soleil brille, vous êtes au top de votre forme, vous occupez le guichet aujourd'hui mais ça ne vous dérange pas, au contraire vous aimez les contacts et les échanges avec les gens qui viennent vous voir. Et puis il arrive, le "client" râleur, désagréable, imbu de sa petite personne et irrespectueux, qui va vous gâcher le reste de votre journée. Surtout quand il ose vous demander avec tact et délicatesse à quoi vous servez, parce que vous ne pouvez pas l'aider à résoudre son problème. Hé oui vous n'êtes pas omnipotente, vous n'êtes qu'une employée de base. Mais la question vous met en joie et vous comble de ravissement, à tel point que sur le moment ça vous laisse sans voix. Quelques secondes après que vous vous êtes remise de ce trop plein d'émotions, vous lui balancez une réplique bien sentie. Mais il est déjà en train de partir, et tout ce que vous auriez adoré lui jeter à la figure (dans le désordre, vos stylos, votre agrafeuse, vos post-its,....) restera sagement posé sur votre bureau. De toute façon, vous ne l'auriez pas fait, vous êtes trop bien élevée.

 

Mais la question, insidieusement, trotte dans votre esprit, s'insinue dans vos neurones au fil des jours, vous laisse perplexe et vous conduit à vous poser des questions sur le sens même de votre vie. À quoi servez-vous? Plusieurs possibilités de réponse s'offrent à vous:

A. à rien, il faut être lucide

B. à faire joli dans votre siège de bureau, mais un mannequin ferait beaucoup mieux l'affaire que vous

C. à tenir le guichet, parce qu'un guichet vide ça ferait désordre

D. à ce que l'Etat s'imagine qu'il sert à quelque chose à travers vous (oui vous êtes assimilé fonctionnaire et en êtes fier)

E. à faire passer le temps aux gens qui viennent vous voir, à défaut de leur être utile, au moins vous essayez de leur être agréable

F. à faire votre travail, mais peut-être est-ce votre travail qui ne sert à rien, là est la question

G. à quelque chose sans doute, mais vous ne savez pas encore quoi, le mystère reste entier...

 

Vous songez que l'aide d'un psy ne serait peut-être pas de trop, et finissez par remercier en vous-même cet individu qui vous a fait prendre conscience de la futilité de votre existence.

Pourtant, dans votre travail, vous exercez différents métiers pendant vos journées:

- réceptionniste/standardiste

- assistante sociale

- comptable

- conseiller financier

- psychologue

- analyste financier

- statisticien

- archiviste

- avocat/médiateur

- annuaire téléphonique (hé oui!)

- ...

Et vous en oubliez sûrement. Sans compter que vous faites tout ça avec juste votre petit salaire de presque fonctionnaire. Alors réjouissez-vous, parce que oui, vous servez à quelque chose, et même à beaucoup de choses quand on y réfléchit bien, et la prochaine fois que cet odieux personnage viendra vous voir, vous pourrez lui mettre cette petite liste sous le nez et vous lui demanderez, vêtue de votre plus beau sourire, à quoi il sert, lui qui n'a pas de travail, pas d'argent et aucun respect pour les autres...

 

Par Dolly
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