Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 14:48

Vous évoquez parfois avec une pointe de nostalgie la période bénie qui a suivi votre emménagement dans votre premier appartement. Grâce à la société Conforama (le pays où la vie est moins chère), vous en gardez des souvenirs impérissables (c'est aussi le pays où la vie est galère). En effet, ils vous en fait voir de toutes les couleurs, c'était un véritable festival arc-en-ciel de bourdes en tout genre. Dès le départ, le jour où vous avez eu la riche idée de commander tous vos meubles au même endroit, y compris vos électroménagers, ça ne s'est pas passé comme vous le souhaitiez. Certains articles n'étaient pas en stock et le délai d'attente assez long (un mois et demi pour avoir un canapé, vous vous demandez jusqu'où ils sont allés le chercher... Equateur? Caraïbes? Tanzanie?). Mais vous n'avez pas le choix, et pas la possibilité matérielle et temporelle de faire d'autres magasins (vous auriez quand même dû, si vous aviez su, vous ne seriez pas venue). Vous passez votre commande quand même, délais d'attente compris, vous avez même une petite réduction sur votre cuisinière car vous prenez le modèle d'exposition, et vous demandez également une ristourne sur les monstrueux frais de livraison (ils auraient pu le faire d'eux-mêmes, quel manque de commercialité). Heureusement, dans votre malheur, vous avez de la chance, les frigos et la cuisinière vous seront livrés en premier, vous allez pouvoir survivre. Le premier hic arrive en force, il faut trouver un jour de livraison qui vous convienne. Evidemment, ils ne font pas de livraison le samedi, et vous travaillez le reste de la semaine, sachant qu'en plus vous habitez à près de 300 kilomètres de votre futur lieu d'habitation, rien n'est gagné. Heureusement, votre père vient à votre secours et se propose aimablement de faire le trajet (il n'habite pas la porte à côté non plus) pour réceptionnez vos affaires.

 

Le jour est donc convenu, les livreurs doivent passer entre 9h et 11h. Vous aimez beaucoup ça, quand on vous donne une fourchette de livraison de 2 heures, qui vont être bloquées si la livraison survient à la fin de la fourchette. Votre père s'est levé aux aurores pour être là à 9 heures précises, 3 heures de route quand même. Bien sûr, les livreurs passent à 11h30! Sans compter qu'au passage ils oublient votre machine à laver... Ce qui oblige votre père à attendre jusqu'à l'après-midi pour pouvoir repartir. Comble de l'ironie, le livreur repasse tout seul et votre père doit l'aider à monter la machine jusque chez vous (il n'y a pas d'ascenseur dans votre immeuble, heureusement vous n'êtes qu'au 2ème étage). A se demander pourquoi vous payez des frais de livraison exorbitants si votre père doit faire la moitié du travail!

 

Parlons-en, tiens, de votre machine à laver. Vous l'utilisez pour la première fois, après avoir déchiffré le manuel, elle tourne tranquillement, tout roule quand tout à coup, elle se met à faire des bonds de cabri. Paniquée, vous vous y mettez à deux pour qu'elle arrête de sauter et vous essayez de comprendre ce qui lui arrive. A-t-elle développée une vie propre? Veut-elle s'échapper à tout prix de votre cuisine? Vous descendez téléphoner de la cabine (vous n'avez pas encore de ligne téléphonique et de votre portable, ça va vous coûter une fortune), vous appelez le service après vente, lui expliquez ce qui se passe et il vous demande si vous avez pensé à débrider votre machine. A la débri...quoi?? Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire? Vous êtes novice en la matière. Il vous explique donc qu'il s'agit simplement d'enlever les cales du moteur. Mais c'est bien sûr, vous auriez du y penser! Mais pourquoi diable les livreurs ne l'ont-ils pas fait? Vous vous retenez à grande peine de l'insulter copieusement, ce n'est pas sa faute, et retournez chez vous, débrider votre machine. Ouf, elle ne saute plus comme si elle allait exploser votre plafond, vous voilà rassurée.

 

Mais la partie n’est pas gagnée pour autant. Pour le moment, vous faites du camping chez vous, matelas au sol dans votre chambre et couverture en guise de canapé dans le salon. Qui sait, vus allez peut-être lancer une nouvelle tendance ? Quand vous appelez Conforama pour tenter de savoir quand vous serez livrée, vous avez chaque fois à faire à une autre personne, qui vous donne une nouvelle date : une fois ce sera semaine 40, puis semaine 44, puis semaine 41, et pourquoi pas celle des 4 jeudis pendant qu’on y est ?! Le meilleur, c’est le jour où vous recevez une appel sur votre portable et que la jeune femme au bout du fil vous annonce, le plus sympathiquement du monde, que vos affaire sont disponibles et que vous pouvez venir les hercher le 26 comme convenu… Bravo, vous êtes entrée tout droit dans la 4ème dimension, au-delà du réel ! De un, vous ne savez pas avec qui ça a été convenu mais sûrement pas avec vous, de deux, vous payez des frais de livraison pour être livrée, justement, pas pour faire le boulot vous-même, de trois… vous allez bientôt, incessamment sous peu, péter un boulon et devenir chauve à force de vous arrachez les cheveux. Finalement, alors que vous alliez perdre le peu de raison qui vous restait, une date a été fixée et vous croisez les doigts jusqu’au bout.

 

Evidemment, vous avez du prendre une demi-journée de congé, impossible de trouver une heure qui vous convienne en dehors de vos horaires de travail. Vous avez pourtant des horaires variables et êtes assez flexible, mais pas eux. Vous attendez toute la matinée, coincée chez vous, passez des appels toutes les demi-heures, on vous dit qu’ils arrivent et vous êtes énervée au plus haut point. Ils débarquent à 12h45, vous auriez pu ne pas prendre de congé et vous êtes remontée à bloc. Le livreur, à peine arrivé, vous dit que vous avez de la chance parce qu’ils n’auraient pas du vous livrer aujourd’hui… Vous tombez des nues ! Vous lui dites que pourtant la date avait été fixée. Il est extrêmement désagréable, vous prend pour une idiote née de la dernière pluie, mais vous ne pouvez pas lui en coller une, il est grand et fait deux fois votre taille alors vous vous abstenez. Les premiers meubles sont montés, tout va bien, jusqu’à ce que ce soit le tour du canapé. Vous êtes quelques marches plus haut que les livreurs et tout à coup, vous les voyez avec horreur casser un carreau de la fenêtre de la cage d’escalier avec un bout de votre canapé ! Vous n‘oublierez jamais le bruit du verre qui éclate, ni l’envie soudaine qui s’est emparée de vous d’en prendre un pour taper sur l’autre. Si seulement vous aviez pu ! Vous allez galérer pendant quelques semaines avant que ça ne soit réparé, et pris en charge par l’assurance de la société de livraison, qui ne fait pas partie de Conforama. Et ce en plein hiver bien sûr. Heureusement que ce n’est pas dans votre appartement.

 

Enfin les livreurs sont partis, vos meubles sont chez vous, en kit, prêts à être montés. Le soir venu, après votre travail, vous vous apprêtez à monter votre meuble de télévision. Vous ouvrez l’emballage, consultez consciencieusement la notice, regardez chaque pièce, et là, stupeur et tremblement, les planches, qui devraient être symétriques, sont identiques. Vous ne pouvez en aucun cas monter ce meuble !! Là, les larmes vous montent aux yeux, des larmes de colères et de découragement, vous n’en pouvez plus de tous les problèmes que vous avez eus avec ce magasin. Plus tard, vous vous faites rembourser le meuble, ils viennent le rechercher et vous écrivez une lettre incendiaire au responsable du magasin, lui demandant un geste commercial. Il vous fait cadeau du prix de votre table basse, qui ne vous a pas encore été livrée, ainsi que de ses frais de livraison. Une chose est sûre, vous boycottez à vie Conforama et incitez tous les gens que vous connaissez à faire de même. Plus jamais ça !

Par Dolly - Communauté : Une fille dans la vie
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 16:00

Ce matin, vos collègues vous ont proposé d'aller au restaurant avec eux pour le déjeuner, et vous avez acceptez avec empressement, ravie de cette invitation inattendue (et ça vous fera toujours ça en moins de vaisselle). Après moult tergiversations, le lieu a été choisi, vous avez décidés de tester le dernier restaurant qui a ouvert ses portes dans votre modeste petite ville de campagne. Soyons fous.

 

Midi arrive, vous avez une faim de loup, et vous vous dirigez, avec vos collègues, vers la destination choisie. Au début tout se passe bien, le lieu est sympathique, convivial, il y a du monde ce qui est plutôt bon signe et le menu semble original et peu onéreux. Vous commandez votre plat, en même temps que tout le monde, le vin est choisi, vous plaisantez avec vos collègues, vous riez, il fait beau ce qui ne gâche rien. Le serveur commence à apporter les plats, tout le monde finit par être servi… sauf vous !

Vous patientez, vous vous dites que ça va arriver, que le serveur n’a que deux bras et qu’il ne peut pas porter toutes les assiettes en même temps. Cinq minutes passent, vous constatez que vous n’avez toujours rien devant vous, la faim vous tenaille, vous remarquez que d’autres personnes arrivées après vous ont déjà été servies, et surtout vous vous dites que le serveur pourrait servir toute la tablée en même temps. Vous n’avez jamais vu ça avant. Et il faut toujours que ça tombe sur vous. Le serveur n’a pourtant pas pu vous oublier, vous l’avez vu noter votre commande, avec celles des autres, sur son carnet.

 

Au bout d’un moment, n’y tenant plus, et sur les conseils de vos collègues, qui s’empiffrent devant vous sans aucune retenue ni pitié, vous faites un signe au serveur, qui s’approche de vous. Vous lui indiquez le vide devant vous et lui demandez quand vous aurez votre commande. Il vous dit que votre commande arrive, en vous donnant le nom d’un plat que vous n’avez pas commandé. Vous lui faites remarquer qu’il fait erreur, là il réalise qu’il a tout simplement oublié votre commande et se répand en excuses. Vous lui demandez de vous compter votre plat à moitié prix (c’est la moindre des choses) et il vous répond que tout va bien se passer. Cette réponse vous laisse pour le moins perplexe. Vous êtes tentée de lui demander où il a appris son métier mais vous vous ravisez. Et vous n’avez toujours pas déjeuné alors que vos collègues ont presque fini.

 

Vous l’avez vu mettre votre tartine dans le four, car c’est bien une tartine de fromage au poulet que vous vouliez, et vous la voyez, depuis votre place, vous faire d’œil, vous narguer effrontément. Vous en avez l’eau à la bouche et votre estomac crie famine. Pendant que vos collègues se délectent de leurs plats, vous êtes condamnée au pain frais et à l'eau.

Votre plat tant attendu arrive enfin, avec une petite vingtaine de minutes de retard tout de même, et vous attaquez avec appétit. Forcément, depuis le temps que vous l’attendez, votre faim est bien aiguisée. Vous mangez, essayant de faire vite pour que vos collègues ne vous attendent pas trop longtemps. La tartine est bonne, mais pas tant que ça non plus, ça ne valait pas tant d’attente. Heureusement pour vous, le serveur, contrit, ne vous comptera pas votre plat et vous ne paierez que votre dessert. Une chose est sûre malgré le geste commercial, il ne vous reverra plus !

Par Dolly
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 15:08

Récemment, vous avez découvert les joies de vivre à la campagne, ou presque. Votre nouvelle ville y ressemble beaucoup, avec ses habitants peu nombreux (16 000 et ça diminue chaque année) et qui se connaissent presque tous ("Hé salut piot, comment qu'c'est?"), ses vertes collines que vous avez le bonheur d'apercevoir depuis vos fenêtres et le fait que dès que vous marchez plus de 5 minutes, vous êtes en plein milieu des champs. Ah c'est sûr, ça vous change de votre grande ville, des bruits de circulation toute la journée, de la foule dans les bus aux heures de pointes, des gens qui se promènent à toute heure du jour et de la nuit, bref de toute cette effervescence qui vous manque cruellement. Et vous vous dites que vous ne vous y habituerez jamais, même au bout de trois longues années de pratique.

 

Surtout lorsqu’il s’agit pour vous de prendre le bus. En effet, écologiste convaincue, et soucieuse de ne pas gaspiller un centime du modeste salaire que vous gagnez, vous n’avez pas de voiture, ces véhicules bruyants et polluants. Hélas, vous ne pouvez pas échapper à certains inconvénients du statut de piéton, comme devoir prendre les transports en commun dans cette petite bourgade dans laquelle vous avez du vous exiler. Là où vous habitez avant, cela ne posait aucun problème, la fréquence de passage des bus étant assez élevée. Mais maintenant… vous avez appris les horaires de bus par cœur, ce n’était pas très long, et vous devez faire vos courses contre la montre, afin de ne pas rater le bus du retour. Sinon vous êtes condamnée au choix, à vous faire les muscles en ramenant à pied et à bout de bras vos sacs de courses débordant (et à perdre la moitié de vos surgelés dans la bataille), ou à perdre une heure précieuse de votre temps que vous ne pourrez jamais rattraper en attendant le bus suivant (et à perdre aussi une bonne partie de vos surgelés). Si vous avez la malchance de louper le dernier, à 18h45, vous n’avez de toute façon plus d’alternative.


Ce que vous aimez par-dessus tout, ce sont ces petits moments précieux quand vous attendez le bus à l’arrêt. Par exemple, vous adorez
patienter dans le bus jusqu’à ce que le chauffeur, en pleine conversation avec ses petits collègues, daigne enfin prendre son service. Vous comprenez leur besoin de tisser le lien social, mais il serait plus normal qu’ils le fassent en dehors de leurs heures de travail. Vous pensez que  soit il leur manque l’accessoire indispensable pour partir à l’heure, une bonne vieille montre à quartz (encore leur faut-il penser à changer la pile), soit ils ont besoin d’une formation de toute urgence pour combler les lacunes de leur apprentissage de l’heure dans leur petite enfance. Evidemment, dans votre grande ville d’origine, les bus ont aussi parfois du retard, du principalement à la circulation (ce qui ne risque pas d’arriver là où vous vivez maintenant), mais vous n’avez encore jamais vu un chauffeur se faire apporter le café par son conjoint à l’arrêt de bus (réjouissez-vous à présent c’est fait, et vous pourrez vous dire votre dernière heure venue que vous avez vraiment tout vu). Vous aimez aussi lorsque le chauffeur se trompe de route, ça vous permet de découvrir le paysage, c’est tout à fait fascinant. Pourtant la ville n’étant pas bien grande, vous admirez qu’on puisse arriver à s’y perdre...

Un jour, vous avez même eu droit à un chauffeur particulièrement sympathique. Pauvre de vous, vous avez oublié votre carte vous permettant de voyager gratuitement sur le réseau. A ce propos, n’est-ce pas fantastique, cette gratuité ? Bien sûr, vous la payez dans vos impôts locaux, qui ont presque doublé depuis la mise en place de cette géniale opération, bien sûr ceux qui ne payent pas d’impôts locaux ont vraiment le bus gratuit, bien sûr ceux qui en payent et ne prennent pas le bus se font royalement arnaquer par la mairie, mais quelle idée ingénieuse ! Mais revenons-en à ce jour funeste où vous avez eu la mauvaise idée de changer de sac à main et de laisser votre pass dans l’autre (problème typiquement féminin, quand on change de sac à main, on oublie toujours quelque chose mais il faut bien que tout soit assorti, non ?). A l’aller, vous n’avez eu aucun souci, le chauffeur étant à 500 mètres de son bus, en train de discuter avec ses collègues, laissant son véhicule à la merci de n’importe qui. Quelle confiance en son prochain ! Vous êtes montée avant qu’il ne revienne, tranquillement. Mais au retour, le chauffeur vous demande votre carte. Vous lui expliquez, avec un beau sourire, que vous l’avez oubliée. Il ne veut rien entendre et vous somme de payer un euro pour le ticket, parce que rien ne lui prouve que vous habitiez dans cette ville. Il est vrai que c’est très commode et commun de faire ses courses à dix kilomètres de son lieu d’habitation en bus et vous adorez faire chauffer vos biceps à coup de sacs à provisions avant de rentrer chez vous, loin, si loin de cette ville. Vous essayez de lui faire entendre raison, en tentant de garder votre calme (il ne servira à rien de lui sortir les noms d’oiseaux que vous avez dans la tête), lui dites qu'il n'y a que cette ville qui est desservie par le bus mais il est plus têtu que vous (et beaucoup plus stupide aussi). Vous cédez et lui payez votre ticket. Tant pis, ça vous apprendra à changer de sac à main. Et vous vous demandez s’il ne serait pas temps de penser à devenir automobiliste…

Par Dolly
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 21:51

Vous n'avez jamais eu de chance avec les transports, quels qu’ils soient. Déjà toute petite, lors de longs trajets en voiture, vous obligiez régulièrement vos parents à s'arrêter sur le bord de la route afin de revoir le contenu de votre petit déjeuner. Votre estomac dansait le tango et vous a laissé des souvenirs impérissables. Hélas, même si avec le temps vos intestins ont pris du poil de la bête et tiennent maintenant la distance, à présent ce sont les transports en commun qui se liguent contre vous. Vous ne comptez plus les retards et autres anecdotes en tout genre dont vous pourriez remplir un livre.

 

Mais avant toute chose, vous tenez à rendre hommage à la société de train française (que vous ne nommerez par respect), à la qualité des services rendus et à sa ponctualité remarquable. Vous n'oubliez pas non plus de saluer sa faculté à laisser les voyageurs dans un flou artistique lorsque leur train s'arrête au milieu de la campagne désertique pendant de longues minutes, et vous comprenez pourquoi c'est à eux de vous faire préférer le train.

 

Bien entendu, de nombreuses fois, ce n’est pas elle la responsable de tous vos malheurs dans les transports. Vous pouvez d’ailleurs les énumérer (vous n’êtes pas prêt de les oublier): jet de cailloux sur des trains près de Paris (1h de retard), fausse alerte à la bombe (3h de retard, si vous mettiez la main sur le responsable, il passerait un sale quart d'heure), rupture de caténaire (1h30 de retard), incendie à proximité des voies (45 minutes de retard), aucune idée de ce qui s'est passé (mis bout à bout 3 ou 4 semaines de retard). La liste n’est pas exhaustive et pourrait s’allonger dans quelques temps…

 

Le fin du fin, c'est tout de même lorsque vous débarquez un matin à la gare et que votre train n'est pas affiché. Vous regardez 3 ou 4 fois le panneau d’affichage, des fois que vos yeux vous fassent défaut, vous vérifiez frénétiquement votre fiche horaire où il est pourtant bien inscrit et vous restez quelques secondes perplexe avant que l’agacement ne trace son chemin. Un peu énervée, vous vous dirigez vers un contrôleur sur le quai, lui expliquez le problème en essayant de garder votre calme, surtout quand il vous dit de vous référer au petit "1" situé sous le numéro de votre train, que vous avez regardé, que ce fichu train est censé circuler jusqu'au 20 septembre, qu'aujourd'hui c'est le 15 et que donc forcément il devrait être à quai, attendant sagement que vous montiez dedans. Le contrôleur ne comprend pas, ce doit être une erreur, ce train est parti plus tôt. Formidable, vous vous dites! Bien sûr, comme vous n'avez qu'un malheureux billet de ter, vous n'avez pas le droit de prendre le tgv qui part dans 5 minutes et passe par votre destination, même si la distance est la même, non vous devez attendre dans le froid, en colère, pendant 20 minutes, le prochain ter, et vous allez être en retard à votre rendez-vous.  

 

Malheureusement pour vous (et pour les gens qui ont la mauvaise idée de voyager en même temps que vous), il n'y a pas qu'avec les trains que vous avez la poisse. L'avion aussi se joue de vous. Pourtant vous ne le prenez pas souvent, vous en avez peur, mais malgré le peu de fois où vous montez à bord, il arrive quand même à se moquer de vous. Vous avez pris un risque, il faut bien le dire, vous êtes partie en Guadeloupe en plein pendant les grèves du début d'année, et vous auriez compris si ces grèves vous avez empêchée de rentrer chez vous (mais ça ne vous stressait pas plus que ça, il y a bien pire que d'être coincée sous les cocotiers à 27 °c en plein milieu du mois de février, non ?). Mais non, c'est la neige qui vous a retardé d'une heure à l'aller (chose curieuse, les passagers étaient tous à l’heure mais pas l’équipage, mais par où est-il donc venu ??) et une tempête en France qui vous a immobilisée à l'aéroport au retour pendant 3 bonnes heures! 

 

Encore s’il n’y avait que les retards… Vous avez mieux en stock. Retour de vacances en Espagne, tout se passe bien, correspondance à l’heure, atterrissage à la seconde, vous n’en revenez pas vous-même. La malédiction aurait-elle fait ses valises ? Vous y étiez presque… et pourtant, arrivée à la réception des bagages, tout s’écroule. Grève inopinée des bagagistes, qui commence juste avec votre avion, pour cause de non protection contre la grippe A. Bien que reconnaissant la légitimité de leur demande, vous vous dites quand même qu’ils auraient pu attendre l’avion suivant. Vous êtes stressée, énervée, vous avez encore un train à prendre pour arriver chez vous, et si vous le loupez, vous êtes condamnée à squatter un banc de la gare jusqu’au lendemain (vous vivez dans un bled très mal desservi). Vous n’avez plus le choix, au bout d’une heure d’attente, vous laissez vos coordonnées au service des bagages de l’aéroport pour vous faire livrer chez vous votre sac à dos (non sans avoir invectivé le préposé au passage) et vous croisez les doigts toute la semaine suivante (vous avez des crampes à force). En plus, toutes les choses nécessaires à votre survie (brosse à cheveux et à dents, maquillage, bijoux, petites culottes,…) sont restées dans votre sac, ainsi que tout ce que vous avez acheté pendant votre voyage (et vous avez dépensé une petite fortune en choses que vous n’utiliserez jamais). Mais votre sac chéri fini quand même par vous être rendu, vous rendez grâce au service Chronopost.

 

Quand vous dites que vous êtes maudite avec les transports, vous ne mentez vraiment pas !

 

Par Dolly
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 20:12

Le grand jour est arrivé, ça y est, réjouissez-vous, vous êtes devenue un femme : vous avez vos premières règles. Votre mère est émue aux larmes, votre sœur aînée est ravie que vous subissiez enfin vous aussi les affres de la féminité, et vous, vous êtes fière d’avoir passé ce grand cap dans votre vie de femme. Vous êtes une adulte maintenant, vous vous sentez toute empreinte de votre grandeur, on va enfin vous traiter comme tel. Enfin, c’est ce que vous pensez. Mais vous allez vite vous rendre compte que vous vous trompez sur toute la ligne, et que cet « évènement » n’est que le début d’un long calvaire. Non seulement on vous traite toujours comme une petite fille alors que vous allez sur vos treize ans (non mais de qui se moque-t-on), mais en outre, vous voyez bien que cette période du mois comporte beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages. Vous découvrez les douleurs prémenstruelles, qui vous laissent tordue de douleur au milieu de votre lit pendant 2 jours, et la peur panique de la fuite qui vous oblige à admirer vos fesses dans un miroir dès que vous le pouvez et vous force à bannir les pantalons blancs pendant ces jours-là. En plus, pendant vos années de collège (très peu au-delà heureusement), vous aurez la joie d’entendre les garçons vous dire, lorsque vous vous énervez (ce qui vous arrive souvent, vous avez très mauvais caractère) : « elle a encore ses règles ». A les entendre, vous les avez 20 fois par mois, et vous remerciez avec gratitude les cours de biologie pour cet excès de culture générale.

 

Au rayon hygiène féminine de votre supermarché, c’est la folie. Vous avez sous les yeux une quantité phénoménale de paquets multicolores, prêts à vous sauter dessus au moindre mouvement. Vous retenez votre souffle. D’abord, vous avez le choix entre différents types de  serviettes : mini, maxi, flux abondant, premiers/derniers jours, spéciales nuit, avec ou sans protèges côtés, avec ou sans voile de coton, limitant les odeurs, avec barrière de sécurité (vous notez mentalement de passez au rayon quincaillerie cherchez des clous et un marteau pour la monter),… Vous ne savez plus où donner de la tête. Et puis, il y a les tampons : mini ou maxi aussi, spéciaux premières règles, avec ou sans applicateur, avec ouverture en corolle, plus doux que doux,… Là, la migraine vous guette. Heureusement, pour votre premier achat en tant que femme, votre mère, qui est passée par là avant vous, vous accompagne et vous conseille dans cette chasse à la meilleure protection. Le pire, quand vous y pensez, c’est le prix que ça coûte. Vous calculez qu’au rythme d’une semaine par mois, pendant presque 40 ans, il va vous falloir faire des économies tout de suite pour arriver à financer un tel budget !

 

Plus tard, vous découvrirez la pilule et tous ses avantages (au diable les effets secondaires qui peuvent vous tuer, il faut bien mourir de quelque chose). Outre le fait que vous pourrez vous adonnez aux plaisirs charnels en limitant le risque bébé (rappelons quand même qu’elle n’est pas fiable à 100%, la garce), grâce à elle, envolées les douleurs insupportables qui vous font maudire votre statut de femme, oubliées les hormones en folie qui vous font passer pour un dragon aux yeux des hommes de votre entourage (les femmes comprennent, elles), et la semaine fatidique passera à 2/3 jours seulement. Dieu bénisse la pilule !
Par Dolly
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